5 – Cité Moderne – Berchem-St-Agathe – Les cités-jardins « Le Logis et Floréal »

Cité Moderne – Berchem-St-Agathe

Traduction durable et contemporain des éléments modernistes de Victor Bourgeois

Le projet porte sur la construction d’un ensemble de logements sociaux à proximité de la  » Cité Moderne  » construite en 1922-1925 par l’architecte Victor Bourgeois. Deux parcelles distinctes sont exploitées pour l’implantation du projet : l’une située rue de la Gérance avec 43 logements, l’autre rue de Termonde avec 32 logements.

Différents principes de regroupement de maisons individuelles en basse énergie sont bâtis: classiquement alignées, ou encore à redents.

Les abords et limites de propriété entre les logements et les espaces publics sont traités avec des murets bas et des haies en ce qui concerne la partie nord de la parcelle. Ces murets, présents ponctuellement dans la  » Cité moderne  » confèrent un aspect unitaire et architecturé aux trois ensembles de logements donnant sur la rue Openveld. La place centrale est constituée de massifs végétaux aux formes aléatoires et de bancs en béton.

Les variations de hauteur et de volumétrie de chacun des immeubles sont étudiées dans un jeu de pleins et de vides en s’inspirant de la  » grammaire architecturale  » de V. Bourgeois: auvents, balcons, loggias, pare-soleils,… dans un esprit contemporain.

Les façades des petits ensembles d’influences modernistes, évitent tout caractère répétitif et varient d’un type de logement à l’autre. En hommage à l’utilisation révolutionnaire du béton par V. Bourgeois un parement en béton préfabriqué est prévu sur les façades. Les éléments de façade en retrait sont traités en bois (bardage) ainsi que les châssis et volets afin d’apporter un contraste chaleureux. Le choix des toitures plates complète le contexte  » cubiste  » de la  » Cité Moderne « .

Le concept établiç, garantit le respect de l’équilibre entre les critères économiques, techniques et sociaux et aboutit à un projet combinant hautes qualités architecturales et performances énergétiques. Concrètement, cela se traduit par l’intégration de panneaux solaires pour les logements collectifs, la ventilation double flux pour les logements individuels, la récupération d’eau pluviale, le choix de matériaux écologiques dès que les contraintes techniques le permettent et l’optimisation de l’isolation et de la ventilation.

Les appartements ont un valeur K de 40, les maisons basse énergie 30. L’ensemble des logements, tant les appartements comme les maisons individuelles, ont une valeur K30. La valeur E est de moins de 60 pour les appartements, et moins de 50 pour les maisons.

Les cités-jardins « Le Logis et Floréal » constituent l’ensemble le plus important de logements à bon marché réalisé en Belgique entre les deux guerres. A partir de 1922, encouragées à leurs débuts par la « Société Nationale des Habitations et Logements à Bon Marché », deux sociétés coopératives entreprennent conjointement, dans la banlieue sud-est de Bruxelles la construction de quelque 1.500 habitations intégrant une série d’équipements publics et de magasins. Le Logis est créé en 1921 par des employés de la Caisse générale d’épargne et de retraite et des fonctionnaires. Le Floréal naît un an plus tard à l’initiative d’ouvriers typographes dont Jean-François Husdens. Couvrant actuellement une superficie de 80 hectares, les deux cités se déploient sur une longueur d’environ deux kilomètres, parallèlement au boulevard du Souverain, depuis la limite de la commune d’Auderghem, au nord-est (Floréal) jusqu’à la hauteur de la maison communale de Boitsfort au sud-ouest (Le Logis), sur une largeur moyenne de 250 m.

Informations complémentaires:http://arbres-inventaire.irisnet.be/sites.php?id=296http://www.b2ai.com/fr/projets/detail/cite-moderne-berchem-st-agathe-sites-termonde-et-gerance